L'Annuaire inversé : Presbytère

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L’annuaire des presbytères, pour trouver les numéros cultes

Une fois n’est pas coutume, le terme « presbytère » a une double origine grecque et latine. Que l’on évoque le presbyterium ou le presbuteros, le presbytère demeure dans tous les cas l’habitation du curé chez les catholiques ou du pasteur chez les protestants.

À proximité des paroisses des Églises, le presbytère est d’importance plus ou moins grande selon sa fonction et son potentiel historique. Dans certaines régions, le presbytère est classé à l’Inventaire Général des Monuments Historiques et des Richesses de France. Dans quelques communes, la défection des croyants entraîne parfois la vente du presbytère dont l’entretien et la possession n’est plus rentable. Que vous recherchiez un presbytère pour des raisons religieuses ou culturelles, vous trouverez l’adresse du presbytère sur l’annuaire inversé ; là où toutes les coordonnées des professionnels sont gardées religieusement et sont à tout moment pénétrables. Zoom sur un établissement tantôt protégé, tantôt menacé.

L’histoire mouvementée du presbytère

Selon que l’on soit d’obédience catholique ou protestante, le presbytère recouvre des réalités historiques quelque peu différentes. Mais pour l’usage contemporain, il semble qu’il y ait de nos jours convergence.

Pour les catholiques, le curé est un prêtre nommé par l’évêque qu’il représente au sein d’une paroisse. Le presbytère, jadis réservé aux prêtres de la paroisse, peut lui servir de logement de fonction. Chez les protestants, la fonction du presbytère est la même et certains pasteurs incitent même leurs fidèles, comme c’est le cas, par exemple, dans le presbytère de Veymerange, à les joindre directement par téléphone aux heures d’ouverture du secrétariat du presbytère.

Là où l’influence du presbytère apparaît comme un élément particulier dans l’histoire des chrétiens, c’est surtout à l’échelle internationale avec l’apparition du presbytérianisme dès le XVIe siècle en Écosse. Un mouvement qui récuse l’épiscopalisme et le congrégationalisme. Les presbytériens veulent confier le pouvoir religieux à des synodes ou assemblées élues d’anciens laïcs et de pasteurs. En France, le presbytère garde un sens très neutre et fait surtout l’objet de débats culturels sinon cultuels.

Le présent encore plus mouvementé du presbytère

Finalement, ce ne sont pas les divergences entre chrétiens qui ont mis à mal le presbytère ni les différents courants religieux mais le recul constant des pratiques religieuses des fidèles. Dans certaines communes, les presbytères ne sont plus rentables et les Églises, surtout celles en difficultés financières, n’hésitent pas à les vendre. Certaines communes les reconvertissent ainsi en des logements locatifs ou des gîtes ruraux comme c’est le cas pour l’ancien presbytère de la Gonfrière. D’autres, plus innovants, les transforment en écomusée. D’autres encore les utilisent désormais pour abriter les Mairies nouvellement réaménagées ou pour servir de lieux d’expositions et de manifestations culturelles.

Quand le presbytère possède une longue histoire et qu’il bénéficie d’une architecture singulière précieuse, il peut être classé dans la catégorie des monuments historiques comme c’est le cas notamment pour le presbytère à pans de bois de Bois-Guillaume du XVIIIe siècle. Insolite retournement de situation pour un pays qui fait voter en 1901 la séparation de l’Église et de l’État. La réincorporation dans la culture laïque du pays d’un bâtiment religieux. Oui, vous avez bien vu. Inutile de vous rapprocher de l’écran que vous soyez presbyte ou non. Jeu de mot tiré par les cheveux ? Non. L’origine étymologique de presbyte et presbytère s’appuie sur le terme de « vieillesse ». De là à dire que le presbytère est une institution vieillissante…


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