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Carte blanche pour la boîte noire?

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Le ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, lance de nouveau le débat relativement impopulaire des mesures à prendre pour renforcer la sécurité routière et notamment de l’introduction de la boîte noire dans les voitures. Pour plancher sur la question, le Conseil National de la Sécurité Routière, ou CNSR, est à l’œuvre. Outre les questions légitimes de protection des données privées que pose la boîte noire, c’est aussi tout un mécanisme d’assurances et de conduite qui peut être appelé à changer. Dans certains pays, l’initiative provient parfois des compagnies d’assurance elles-mêmes. En France, en revanche, le gouvernement prend les devants.

Le principe de la boîte noire

Si l’on qualifie le dispositif de boîte noire, on insiste toutefois sur sa nécessaire transparence. L’appareil n’a pas vocation à conserver un historique des déplacements de l’utilisateur du véhicule. De toute façon, entre les téléphones portables et leurs système de géolocalisation, les péages, les stations essence et autres caméras qui nous scrutent jour et nuit, la boîte noire n’apporterait pas plus d’informations que les autres dispositifs tout aussi éloquents. Selon le ministre, la boîte noire n’a pour fonction que de livrer des informations techniques qui précèdent l’accident quelques secondes auparavant. Reste une inquiétude concrète : quid de l’assurance qui refusera parfois de rembourser certains dommages en invoquant la boîte noire, véritable boîte à Pandore en cas d’accident grave nécessitant une prise en charge financière conséquente… ? Autre piste envisagée, l’introduction d’un modèle de téléphone portable tout particulier et du système e-call.

La boîte noire et les bêtes noires

La boîte noire n’est qu’un élément de la réflexion pour renforcer la sécurité routière. Au banc des accusés : la remontée entre les files de voitures des deux roues, la vitesse et les mobiles ! Le CNSR revient sur l’interdiction des kits mains libres au volant ou la possibilité de téléphoner en conduisant à l’aide de casques, d’écouteurs ou d’oreillettes. Facteur de distraction, la conversation téléphonique peut générer un accident.

Reste la question des téléphones embarqués, c’est-à-dire des téléphones intégrés dans les voitures… Le gouvernement devra-t-il forcer les constructeurs à supprimer certaines options ? Certains automobilistes rétorqueront que la fatigue et la monotonie sont aussi des facteurs de risques et que la distraction au volant tant critiquée est aussi parfois un moyen de rester efficacement éveillé…

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