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2013, l’année du low cost intégral?

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Dernière grande victoire du modèle low cost en France, la récente conversion de la prestigieuse compagnie aérienne Air France aux vols à bas coûts. Après les opérateurs de téléphonie mobile poussés par la percée de Free et les chaînes de supermarchés harassées par la pression constante des pourfendeurs du hard discount, Air France se positionne désormais dans un marché où prime la notion de prix avantageux sur le service, voire le prestige. Si l’intention de la compagnie aérienne française historique est louable, l’opération n’est toutefois pas sans danger.

Sosh pour Orange, Red pour SFR, Mini pour Air France…

Donne-moi ton petit nom de marque low cost et je te dirai à quelle compagnie tu appartiens ! La stratégie du low cost n’est pas nouvelle, mais 2013 semble ouvrir le concept à l’ensemble des services du tertiaire en touchant Air France. Sur terre ou dans l’air, les prestataires de services adaptent leurs offres aux exigences modernes des consommateurs. Mieux vaut un forfait de téléphone portable au prix raisonnable, quitte à ne plus bénéficier d’une assistance téléphonique permanente. Mieux vaut payer son kilo de légumes ou de fruits 1 euro chez Auchan ou Carrefour que de se rendre dans un hard discount traditionnel à l’image de Lidl ou de Leader Price. C’est le pari qu’entreprend Air France pour récupérer des clients attirés par des compagnies aériennes low cost pour les destinations court et moyen-courrier.

Le risque du low cost

Choisir de créer une branche low cost comme s’apprête à le faire Air France, n’est pas une stratégie qui coule de soi. Lufthansa, par exemple, préfère transférer ses offres à une compagnie comme GermanWings de même que British Airways a choisi Go Fly plutôt que de construire une offre low cost à l’instar de Mini, la réplique low cost d’Air France.

En choisissant ce modèle économique, Air France n’hésite pas à miser sur la cohabitation de ses offres prestigieuses et de ses offres bon marché. L’alignement de sa position économique sur les opérateurs de téléphonie et les acteurs de la grande distribution ne va pas sans un plan de productivité accrue au sein de ses équipes. On espère simplement que le low cost en matière d’aviation ne rime pas avec le low entretien car manquer de réseau téléphonique ne revient pas au même que de manquer de carburant ! Mais ne vendons pas la peau du low cost avant de l’avoir testé…

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