L'annuaire inversé des opticiens

9.831 opticiens en France dans l'annuaire

Annuaire inversé : opticiens

Annuaire inversé : Opticiens

L’opticien est un professionnel de la santé spécialisé dans le domaine de la vue. Il commercialise et prépare des lunettes adaptées à la vue de chaque client.

© Annuaire Inversé France
© Albert Giordan

Saviez-vous que la France est un leader sur le marché de l’optique ? Un avantage commercial qu’elle tire d’une histoire riche en innovations technologiques. Découvrez l’origine des groupes Essilor, Lissac et Afflelou…

La lunette française a de beaux jours devant elle avec des groupes aussi puissants que Lissac et Optic 2000, Atol, ou Afflelou. En effet, des plus grandes villes aux plus petits villages du Jura, rares sont les bourgs français qui ne comptent pas au moins quelques opticiens… L’annuaire inversé revient sur l’histoire de l’optique française.

D’où viennent les opticiens ?

Le métier d’opticien, c’est sans doute en France qu’il possède ses plus anciennes racines : la toute première monture de fer est en effet assemblée dans l’atelier de Pierre-Hyacinthe Cazeaux, en 1976 ! Et il faudra moins d’un demi-siècle pour que les habitants de Franche-Comté entament une mise à profit des longs mois d’hiver qu’ils ne passent pas dans les champs pour étendre cette fabrication à un niveau industriel. Car la France se trouve au cœur d’un réseau favorable au développement de l’optique : déjà réputée pour la qualité du verre qu’elle fabrique, elle se trouve également intégrée aux grands courants commerciaux entre l’Est et l’Ouest de l’Europe, et profite de sa proximité commerciale avec Genève.

Mais il faut attendre le milieu du XIXème siècle, et les grandes avancées industrielles, pour que l’optique-lunetterie connaisse son plein essor. Un grand nombre de fabriques apparaissent alors dans les petits villages de France, comme Morbier ou Champagnole, leur permettant de se développer pour devenir de petites villes : celle de Morez, dans le Haut-Jura, compte en 1863, 18 entreprises de lunetterie et de verre optique ! Avec l’émergence de la classe moyenne, la demande en lunettes devient bien vite supérieure aux capacités de production.

Pendant longtemps, se distinguent deux types d’opticiens : les premiers sont lunetiers et travaillent aussi bien les verres optiques de facture grossière que les miroirs. Les deuxièmes, quant à eux, se rapprochent davantage de l’orfèvrerie, au vu du soin tout particulier qu’ils apportent à leurs montures ouvragées.

Les progrès de l’optique en France

Le véritable début de la lunetterie coïncide avec les progrès techniques de travail du verre optique, avec l’apparition des verres concaves correcteurs de presbytie. Avant ces avancées, l’industrie française de l’optique est donc composée de petites unités artisanales disséminées dans les territoires ruraux de la France. Mais en 1849, trois petits patrons : Duez, Duriez, et Muneaux, décident d’assembler leurs forces et donnent naissance à la « Société Confraternelle des Lunetiers », créant par là-même un secteur à part entière.

La Société des Lunetiers, permet à la France de confirmer sa position de leader sur le secteur, avec des avancées technologiques phénoménales : on note tout d’abord l’arrivée du verre ponctuel Sigmal, puis la création de la première école d’optique en 1933 (dont un des premiers diplômés sera Georges Lissac, le fondateur de Lissac Opticiens), suivie des progrès fulgurants du côté des verres, avec l’Orma 2000 de Lissac et le Varilux de Bernard Maitenaz, dont la correction de presbytie est toujours usitée, 60 ans après sa création.

Au final, les petits fabricants se regroupent pour former les groupes Essel et Lissac, qui donnent en 1972 naissance au géant Essilor, aujourd’hui membre du CAC 40 et entreprise majeure de l’économie française.