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Pour ou contre les écoles mixtes ?

Quand on parle d’école mixte, on se réfère à la cohabitation scolaire des enfants et des adolescents des deux sexes au sein de l’institution. Contrairement aux apparences, la mixité ne va pas de soi. En France, elle ne s’est imposée que depuis moins de 40 ans. Et quelques voix se font entendre contre ce phénomène. Cependant, il ne semble pas que la France soit disposée à remette en cause ce principe, contrairement aux États-Unis, par exemple, où la mixité recule. Si vous recherchez une école pour vos enfants dans l’annuaire inversé, vous trouverez encore nécessairement l’adresse d’une école mixte ou le téléphone d’un établissement mixte. Malgré quelques critiques, l’école mixte est toujours le modèle de référence dans l’hexagone. Mais l’annuaire a glané pour vous toutes les opinions sur le sujet. Et là, il y a vraiment deux écoles…

L’école mixte, une lente évolution historique

La notion d’école mixte est particulièrement liée à celle de l’éducation des filles et l’image des femmes qu’une société souhaite donner. Sous l’Empire romain d’Occident, il existait déjà des écoles mixtes. C’est l’avènement du christianisme qui a posé peu à peu les bases durables d’écoles unisexes. Si la Révolution française pose les marques contemporaines d’une école publique, laïque, gratuite et obligatoire, elle ne remet pas encore en question la séparation des sexes. Il faudra attendre jusqu’en 1957 pour que l’enseignement mixte devienne légal, et 1975 pour qu’il s’impose, via la loi Haby, à tous les enfants de la République, de la maternelle au lycée. Il ne faut pas chercher une explication dans des réflexions sociologiques de l’époque, mais bel et bien dans des considérations purement pratiques et financières.

Même si la mixité semble bien présente dans les esprits aujourd’hui et n’est pas vraiment remise en cause par la majorité des citoyens, c’est justement l’absence de justifications psychologiques et sociologiques lors de l’établissement de la mixité à l’échelle nationale jadis qui rend les fondements de la mixité bancals. Ce n’est pas forcément une raison pour douter des bienfaits de la mixité. Mais cela n’empêche pas les débats de fleurir…

Pour ou contre la mixité à l’école ?

La discussion ne semble pas sérieuse tant la notion de mixité est bien ancrée dans les mentalités modernes. Pourtant, cela n’interdit pas une réflexion sur les enjeux contemporains de la mixité et les évolutions souhaitables. L’école n’est pas une bulle. L’uniforme, abandonné dans les écoles publiques, n’a jamais gommé les inégalités entre les enfants. Les plus favorisés ont toujours trouvé un moyen de se distinguer même derrière une apparence identique de façade. Dans le cadre de la mixité, une étude a montré que les petits garçons ont encore plus d’argent de poche que les petites filles  et que la mixité conduisait invariablement à la reproduction des stéréotypes de genre ! C’est un fait. La mixité ne va pas de pair avec la mixité des habitudes et des comportements.

L’argument principal pour réunir garçons et filles sous un même toit éducatif repose principalement sur l’apprentissage de l’autre et la possibilité heureuse de découvrir son « presque » semblable. Du coup, s’il est vrai que la mixité permet une meilleure approche des sexes dans un cadre éducatif, il est peut-être souhaitable que des cours sur la sexualité soient enfin dispensés dans les collèges et les lycées pour marquer cette différence de manière éducative et pas seulement morale. Un bon moyen sans doute de réduire l’hypocrisie qui tourne autour de la sexualité des adolescents et de mieux les préparer à l’avenir.


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