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Les tiraillés Sénégalais…

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Arnaud Montebourg, Ministre du Redressement productif, s’est adressé aux opérateurs de téléphonie mobile. Orange, SFR, Bouygues et consorts sont priés de rapatrier leurs centres d’appels et d’éviter à l’avenir les solutions de délocalisations. Le problème est particulièrement épineux car si la France peut s’appuyer sur ses syndicats et son opinion publique, elle risque de s’attirer les foudres de ses voisins et en particulier ceux à qui elle avait promis une aide de développement. De plus, l’accueil de ces recommandations gouvernementales auprès des opérateurs téléphoniques est mitigé et l’on songe déjà à négocier pour compenser les coûts d’une telle relocalisation. Le cas sénégalais se pose actuellement et l’avenir des échanges entre la France et son partenaire africain s’assombrit…

Des services clients payants ?

Les centres d’appels, bien connus également sous la dénomination anglo-saxonne de call centers, font l’objet d’un âpre débat entre la France et ses voisins africains notamment. Entre le gouvernement et les opérateurs, les débats sont moins tendus mais l’affaire est loin d’être réglée. Depuis que les services clients sont gratuits pour les usagers, les frais ont considérablement augmenté pour les opérateurs. France Télécom dénonce par exemple la loi Chatel qui permet aux consommateurs de résilier leur contrat d’engagement téléphonique avant la fin prévue et qui réduit le chiffre d’affaires des sociétés concernées. Pour parvenir à la relocalisation, peut-être faudra-t-il accepter demain de retrouver des services clients payants. Pas sûr que l’opinion publique y soit favorable…

Des pertes d’emploi ?

Au Maroc et en Tunisie, les employés des centres d’appels protestent. La contestation touche désormais également le Sénégal et des milliers de salariés qui risquent de perdre leur travail. Le gouvernement sénégalais proteste avec véhémence car Sonatel, une filiale de France Télécom au Sénégal, est une entreprise extrêmement rentable et le gouvernement africain a aidé la France à fonder l’entreprise. Entre la France et le Sénégal, on sent monter les frictions…

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