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Les malheurs de Free

La vidéo que nous vous présentons dans cet article ne date que d’une année. À l’époque où même les associations de consommateurs vantaient le modèle économique de Free avec la possibilité de voir le marché de la téléphonie proposer des tarifs nettement plus compétitifs aux usagers de téléphones portables.

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Pourtant, une petite année plus tard, c’est un autre son de cloche. Free est surveillé de près et les attaques se multiplient sur tous les fronts. Non seulement celles des autres opérateurs, mais aussi d’associations telles que UFC-Que choisir. Au point où la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, ou DGCCRF, en est venue à perquisitionner le mercredi 5 juin les locaux de Free…

Perquisition chez Free

Avec l’accroissement des petits problèmes en terme de qualité de service vis-à-vis des usagers, la DGCCRF a décidé de perquisitionner les locaux du tout dernier grand opérateur de téléphonie mobile dans ses locaux parisiens. On reproche à Free de brider volontairement la bande passante de ses usagers pour les dissuader de regarder des vidéos et d’utiliser trop de débit.

Ne disposant pas d’antennes propres, Free loue le réseau d’Orange pour un montant avoisinant les 500 millions d’euros par an. On comprend pourquoi Free n’a pas intérêt à utiliser davantage de prestations de son concurrent direct au risque de payer une facture encore plus salée. Mais faut-il pourtant en faire payer les frais aux consommateurs ?

La philosophie de Free selon laquelle les consommateurs ne doivent plus payer cher leurs appels prend du plomb dans l’aile et transforme la « révolution » annoncée de Free en feu de paille. Entre-t-on pour autant dans l’ère des malheurs de Free ?

Free : la vente à perte pour ne pas perdre la vente ?

Avec des prix extrêmement bas, la DGCCRF s’intéresse aux pratiques commerciales réelles de Free. Elle veut s’assurer que la société de téléphonie ne fasse pas de vente à perte au-delà des dysfonctionnements en termes de qualité de service déjà évoqués. Le low-cost ne doit pas exister au profit de la dégradation volontaire de services.

Free a déjà été condamné en 2007 pour avoir bridé la bande passante. Il semble que l’opérateur récidive notamment dans les débits 3G. Le PDG de Free, Xavier Niel devra donc répondre également de la rentabilité des forfaits à deux euros qui semblent cacher une véritable vente à perte. Si les faits étaient avérés, cela pourrait conduire à la perte de l’opérateur… Et si l’avenir de Free ne dépendait plus que d’un fil ?

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Fzx Posté le
Avec free on a rien compris