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L’histoire de Tam-Tam, Tatoo, Kobby et Alphapage

Vous souvenez vous de ces noms Tatoo, Alphapage, Tam-Tam, Kobby ? Il y a 15 ans, le téléphone portable n’était pas encore entré dans les mœurs. Le téléphone fixe venait juste de faire son apparition dans les foyers français, il n’était alors pas question d’acheter un téléphone portable à son adolescent car c’était inapproprié et trop onéreux. Mais les opérateurs de l’époque ont eu une idée de génie et lancent ces fameux petits boitiers multicolores répondant aux noms de Tatoo et Alphapage (France Télécom), Tam-Tam (transmission de données par radio, groupe général des eaux) et Kobby (Bouygues Télécom), qui permettaient aux jeunes de rester joignables 24h/24, 7j/7 sans abonnements et sans engagements.

LA REVOLUTION MOBILE

Etre disponible à tout moment de la journée sans avoir besoin de vous engager ou de prendre un abonnement, c’était et c’est toujours possible aujourd’hui grâce aux boitiers de radiomessagerie ou autrement appelés téléavertisseurs, pager ou bip. Ce système a connu un énorme succès en France dans les années 1990, jugé obsolète à l’heure actuelle  en Europe il est toujours aussi populaire aux Etats Unis. Mais vous rappelez vous de son fonctionnement ?

Pour contacter une personne, on était obligé de passer par le téléphone. On composait le numéro d’appel du bip de notre correspondant à 10 chiffres et ensuite un serveur vocal  nous invitait à laisser un message sous forme de numéros à rappeler ou des messages codés comme le 104 pour dire « où es-tu ? », 123 pour « je t’aime », 911 pour « urgent »…

L’histoire de Tam-Tam, Tatoo, Kobby et Alphapage

Kobby est le premier appareil à avoir été mis sur le marché. Il est né en septembre 1994 et commercialisé par Bouygues Télécom. Il recevait les messages alphanumériques et vocaux et il y avait en plus la possibilité de personnaliser sa messagerie d’accueil. L’appareil se louait 66 francs (10,6 euros) par mois avec un coût moyen par message de 2,47 francs (0,38 euros) et une possibilité de lecture de 80 caractères.

Ensuite est apparu le Tam-Tam de la générale des eaux qui lisait les messages en chiffres et en lettres. Le bip était vendu entre 990 et 1290 francs (150 et 200 euros) avec un coût moyen par message de 4,22 francs (0,64 euros) pour une lecture d’environ 80 caractères.

Alphapage et Tatoo ont été créés par France Télécom. Alphapage était vendu 1000 francs (150 euros) et il y avait en plus un abonnement de 50 francs (7,62 euros) pour le bip agglomération et 96 francs (14,64 euros) pour le bip plus couverture nationale. On pouvait recevoir un message texte ou en chiffres de maximum 80 caractères. Dans l’abonnement les 50 premiers messages étaient gratuits ce qui était une belle offre à l’époque cependant si un abonné dépassait son abonnement il payait en plus 5 francs (0,76 euros) par appel.

L’histoire de Tam-Tam, Tatoo, Kobby et AlphapageL’histoire de Tam-Tam, Tatoo, Kobby et Alphapage

Enfin le Tatoo de France Télécom est arrivé plus tardivement au mois de septembre 1995. Les messages étaient exclusivement chiffrés avec une possibilité d’envois ou de réception de 15 chiffres maximum. Le boitier était commercialisé entre 490 et 1000 francs (75 et 150 euros) et le coût moyen d’envoi de messages était environ 3,71 francs (0,57 euros). Précisons que cet appareil est toujours en vente actuellement pour 89€, en 2009 on comptait plus de 80 000 utilisateurs !

DU PAGER AU TELEPHONE PORTABLE

Bien que ces bippers aient connu un grand succès dans les années 1990, ils ont vite été remplacés par le téléphone mobile. Les téléphones portables ont été inventés bien avant les bipeurs mais jusque dans les années 1995 il y avait peu d’abonnées car ils n’étaient pas pratiques et ne tenaient pas beaucoup la batterie. Mais avec les évolutions technologiques, le téléphone est devenu moins gros et plus léger. En 1999, avec le Nokia 7110 on voit apparaitre les premières fonctions de navigation sur internet avec le WAP (version allégé du web), c’est une révolution pour l’époque. En 2001, le Bluetooth naît et permet de transférer des données sans fil. En 2003 c’est la 3G qui qui fera sa petite révolution avec la possibilité de surfer en haut débit sur internet. 

Les bipeurs sont toujours utilisés dans certains corps de métier comme les sapeurs-pompiers, certaines collectivités locales, dans le domaine de la santé. Et pour tous les amoureux des anciennes technologies qui auraient envie d’acquérir un de ces bipeurs, le site alphapage.fr vous donnera toutes les informations nécessaires à l'obtention d'un appareil.

Mis à jour le | Publié le

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DIDICHE41 Posté le
JE VAIS COMANDER UN TATOO CHEZ VOUS