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Annuaire inversé France vous dévoile l'histoire du téléphone portable

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La naissance du téléphone portable

Le téléphone portable est né dans les années 50 aux Etats-Unis. Si l'on attribue souvent sa création à la société Motorola, il est difficile de la définir comme une véritable invention. Contrairement au téléphone fixe, le mobile n'est, en réalité, qu'un assemblement de plusieurs techniques déjà inventées.

La création du téléphone portable fut d'abord rendue possible grâce à l'invention des communications vocales par ondes radioélectriques. Ces techniques découvertes par Maxwell, Marconi et Lee Forest bouleverseront à jamais notre quotidien. Mais à l'époque, le fonctionnement du mobile était bien différent de celui du téléphone fixe. En effet, chaque interlocuteur devait attendre son tour pour prendre la parole. Sur le même principe du talkie walkie, ce mode de fonctionnement empêchait toute spontanéité dans la conversation. Il fallut attendre l'apparition du filtre duplexeur pour mettre fin au dialogue austère. Ce composant spécial permettait, en effet, l'émission et la réception simultanée dans la même bande de fréquence. Il ne restait plus alors qu'à inventer des équipements transportables pour en finir avec le légendaire fil de téléphone.

Mais deux problèmes se posèrent très vite. Comment créer suffisamment d'énergie pour faire marcher le mobile ? Comment transporter une antenne de plus d'un mètre ? A l'époque, la seule solution qui apparue fut d'intégrer tout ce dispositif à l'intérieur des voitures. Le téléphone de voiture voit alors le jour...
 

L'apparition du téléphone de voiture en France

Téléphone fixe Le premier réseau de téléphone en France apparaît en 1956. A l'époque, le réseau marchait manuellement, via une seule fréquence que devait actionner une opératrice. Le principe était simple : le téléphone était branché sur une base, il comprenait un interrupteur et deux voyants, un rouge et un vert. Lorsque l'abonné voulait passer un coup de fil, celui ci devait transiter par une opératrice qui le mettait en relation avec son correspondant. Le voyant rouge passait alors au vert. Pour passer une nouvelle communication, il fallait évidemment attendre que la première se termine. A l'époque, seule une poignée de personnes possédait cette technologie. En 1973, le service ne recensait encore que 500 utilisateurs !

L'innovation des réseaux

Le premier réseau français voit très vite ses limites et les opérateurs inventent un système pour le remplacer. Si ce second réseau fonctionne avec la même bande de fréquence, il permet néanmoins d'accroître ses capacités. Ainsi, le système devient automatique (l'opératrice disparaît) et il désormais possible à plusieurs abonnés de téléphoner en même temps grâce à une gestion de canaux simultanés.

Les téléphones mobiles sont, quant à eux, dérivés du copilote de Thomson CSF, une radio de type professionnelle. En plus de posséder des platines radio, les téléphones sont désormais dotés d'un microprocesseur de 4 bits et d'une série de quartz permettant de changer de canal de transmission.

premier téléphone fixe Cependant dans les années 80, la France accuse un énorme retard dans la technologie des téléphones mobiles. En effet, seules quelques personnes ont accès à cette innovation qui n'est possible (en plus !) que dans les grandes villes françaises. En aucun cas, le téléphone portable ne permet une intégration dans un volume transportable. En conséquence, le ministère des télécommunications lance le programme Radiocom 2000. Jusqu'à son installation totale, à la fin des années 80, le réseau “Correspondance Publique” continuera de fonctionner en France.

Le Radiocom voit le jour en 1986. Si la modulation reste analogique pour la voix, la signalisation fonctionne désormais avec la technologie numérique. Les fréquences sont attribuées selon les besoins, le nombre de canaux augmente et le réseau utilise un synthétiseur de fréquence permettant la suppression des quartzs. Mais l'innovation majeure du Radiocom reste la notion de téléphone cellulaire. Les fréquences sont ainsi attribuées au sein d'une zone géographique délimitée par l'onde radio. Ainsi, lorsqu'un mobile sort de sa couverte radio, il peut désormais “s'inscrire” dans la zone voisine. En conséquence, les utilisateurs peuvent continuer de téléphoner en dehors de leur cellule. Petit à petit, la totalité de la France est donc couverte par le réseau.

Toutes ces innovations entrainent la création du véritable téléphone portable. La batterie rechargeable est de type Nickel Cadmium et son antenne est raccourcie au maximum. A ses débuts, le mobile reste cependant un produit de luxe. Outre son coût d'abonnement, son prix à l'achat est exorbitant (l'équivalent de 4 000 euros en 1991). Mais malgré son coût onéreux, le téléphone portable connaît un succès grandissant.
 

Le “NMT-France” : le nouveau réseau de mobile français

L'année 1989 marque un tournant dans l'histoire du téléphone mobile. En effet, le gouvernement français se prononce pour la libéralisation du marché des télécommunications mobiles. Pour mettre en place la nouvelle disposition et compléter le Radiocom, l'Etat lance un appel d'offre. Grâce à son réseau basé sur le standard NMT, SFR (Société Française de Radiotéléphone) remporte la mise et devient le premier opérateur de téléphone mobile en France. SFR sera ensuite suivie d'Itinéris (Orange) et de Bouygues Télécom.

Du point de vue technique, le réseau NMT se rapproche des versions Radiocom. Seule la couleur attribuée à chaque terminal change.
 

De l'analogique au numérique : quand le GSM devient mobile.

L'histoire du GSM remonte à l'année 1982. A cette époque, un groupement d'opérateurs européens décide de lancer une étude sur le système de télécommunication mobile. Leur objectif est alors de rendre le réseau universel. En 1987, le GSM (Groupe Spécial Mobile) né et le cahier des charges est adopté. Celui ci stipule que le système devra être compatible dans tous les pays grâce à une carte d'identité (la carte SIM) reconnaissable par tous les terminaux.

Ce principe très novateur devient un véritable défi pour les centres de recherches qui se posent tous la même question : “comment intégrer ces nouvelles technologies dans un volume si petit ?”. Le temps fera son affaire et les nouveaux composants électroniquement permettront la création du réseau GSM qui est mis en place dès 1991 dans les grandes villes françaises.

Les premiers mobiles sont encore en forme de mallette, mais très vite ils seront remplacés par de nouvelles générations toujours plus petites.
 

Le Bi Bop de France Télécom où l'histoire d'un échec français

téléphone portable Alors que le réseau GSM continue sa formidable croissance en France, une alternative est proposée en 1993 par le réseau Pointel. Contrairement au GSM, ce réseau n'est pas à proprement parler un téléphone mobile. En effet, les utilisateurs ne peuvent émettre un appel qu'à côté d'une borne prévue à cet effet. Impossible donc de recevoir un coup de téléphone. Malgré ces énormes déficiences, les investisseurs et les publicitaires vantent les mérites de ce nouveau système. Mais face à l'évolution du GSM et au rétrécissement des nouveaux téléphones, le Bi Bop tourne au véritable échec. France Télécom abandonne son innovation dès 1997 avec à peine 100 000 abonnés.



Le portable continue sa formidable lancée

smartphone iPhone L'une des plus grandes innovations du téléphone portable est son utilisation à l'internationale. Grâce à son réseau, l'utilisateur peut désormais passer un coup de téléphone partout dans le monde à condition que celui ci ait adopté le standard. Dû à sa notoriété croissante, le GSM se voit attribuer de nouvelles bandes de fréquences. En France, on retiendra la bande des 1 800 Mhz pour le DCS alors qu'aux Etats-Unis on opte pour 800/1900. Les fabricants sont donc obligés d'imaginer des modèles “multibandes” pour garantir à leurs clients la compatibilité de leurs mobiles.

Aujourd'hui, le téléphone mobile continue sa route et est doté de la technologie “multimédia”. Grâce au développement de la 3G (UMTS), le transport des données est de plus en plus important. Cependant, les photos, les écrans couleurs, les jeux en javas ou les gadgets multimédias sont de gros consommateurs d'énergie. D'une manière générale, l'autonomie de la batterie des mobiles a donc tendance à diminuer.

En 2010, 59,8 millions de téléphones portables étaient actifs en France soit un taux de pénétration de 92,6 % de la population française.

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